1. Gouailleur, espiègle, facétieux.
Reprise par ses habitudes gavroches, elle ajoutait en riant [...] : « Je ne veux plus être la boîte aux lettres de Châlons... c'est fini ! ». (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L'Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 1002)
2. (Populaire) (Vieilli) Jeune parisien déluré.
L'employé ou castelier est le plus souvent un enfant de la balle, un gavroche dont l'enfance s'est passée autour des Guignols et de qui la vocation, compliquée d'un certain lazzaronisme, s'est déclarée de bonne heure. (La Quinzaine: revue littéraire, artistique et scientifique, 1898, vol.24, p.80)
En vain quelques gavroches gouailleurs essayaient de tourner la chose en plaisanterie. (Touchatout, Mémoires d'un préfet de police, 1885)
La ritournelle de la chanson des Girondins se promenait par les rues, psalmodiée par la voix des gavroches. (Amédée Achard, Récits d'un soldat - Une Armée Prisonnière ; Une Campagne Devant Paris, 1871)
3. Jeune parisien audacieux et débrouillard, caractéristique d'une époque révolue.
Oui, tout porte à croire qu'il existe un gavroche divin dont la fonction ? que je me garde d'apprécier ? est de rire de nous lorsque nous pratiquons les vertus trop austères. Qu'on l'appelle diable ou bien l'Amour, il est le même en tous pays, en toutes langues ; honni ici, adoré là, il se plaît ici comme là ; audacieux et charmant, il se rit des hommes et des dieux, car il se sait leur maître. - René Boylesve, La leçon d'amour dans un parc
4. Qui caractérise une personne moqueuse, malicieuse et pleine d'esprit.
Reprise par ses habitudes gavroches, elle ajoutait en riant [...] : « Je ne veux plus être la boîte aux lettres de Châlons... c'est fini ! ». - Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas