2. (Médecine) (Neurophysiologie) Qui se produit pendant la transition de l'éveil au sommeil. Se dit d'images, de visions qui se produisent durant la période d'endormissement et qui, par leur netteté ou leur vivacité, donnent un sentiment de réalité qui surpasse celui de la perception.
Ce qui se rapproche le plus, peut-être, des mirages hypnagogiques auxquels je pense, c'est la tache de couleur, le coup de poignard d'une image persistante, dont la lampe, que l'on vient juste d'éteindre, blesse la nuit palpébrale.
(Nabokov, traduction de Yvonne Davet, Autres rivages, in ?uvres romanesques complètes, t. II, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2010, p. 1168)
L'image hypnagogique ne se donne pas comme étant quelque part (?), elle n'est pas entourée d'un univers imaginaire. Au contraire, le personnage du rêve est toujours quelque part. [?] Ainsi l'image hypnagogique est une apparition isolée, « en l'air », pourrait-on dire, le rêve est un monde.
(Sartre, L'Imaginaire, p. 214)
Nous distinguerons donc les images dont la matière est empruntée au monde des choses (images d'illustration, photos, caricatures, imitations d'acteurs, etc.) et celles dont la matière est empruntée au monde mental (conscience de mouvements, sentiments, etc.). Il existe des types intermédiaires qui nous présentent des synthèses d'éléments extérieurs et d'éléments psychiques, comme lorsqu'on voit un visage dans la flamme, dans les arabesques d'une tapisserie, ou dans le cas des images hypnagogiques, que l'on construit, nous le verrons, sur la base de lueurs entoptiques.
(Sartre, L'Imaginaire, p. 44)
Images hypnagogiques, hallucinations hypnagogiques.
5. (Médecine, Neurophysiologie) Relatif aux phénomènes perceptifs survenant lors du passage de l'état de veille au sommeil, notamment des visions ou des images d'une vivacité exceptionnelle conférant une impression de réalité.
Nous distinguerons donc les images dont la matière est empruntée au monde des choses (images d'illustration, photos, caricatures, imitations d'acteurs, etc.) et celles dont la matière est empruntée au monde mental (conscience de mouvements, sentiments, etc.). Il existe des types intermédiaires qui nous présentent des synthèses d'éléments extérieurs et d'éléments psychiques, comme lorsqu'on voit un visage dans la flamme, dans les arabesques d'une tapisserie, ou dans le cas des images hypnagogiques, que l'on construit, nous le verrons, sur la base de lueurs entoptiques.