2. État de l'esprit occupé d'idées vagues qui l'intéressent, de pensées riantes ou tristes auxquelles il se laisse aller, où il se complaît.
Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s'abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l'engourdissait.
(Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Il sifflota entre ses dents et se plongea dans une vague rêverie.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 207 de l'éd. de 1921)
Elle passait toutes ses journées, dans le silence menaçant de la plaine sans soucis, sans pensées, poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, intraduisibles en aucune langue humaine.
(Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
Parfois, au milieu de nous, il tombe tout à coup dans une sombre rêverie, frissonne, tremble, tourne la tête, va et vient dans le salon.
(Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
Le mérite d'une rêverie est tout entier dans son vague, n'est-elle pas une sorte de vapeur intellectuelle ?
(Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
3. Condition mentale caractérisée par l'absorption dans des pensées flottantes, agréables ou mélancoliques, auxquelles l'individu se livre volontiers.
Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s'abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l'engourdissait.