1. (Jeux) Sacrifice d'une pièce en vue d'obtenir un avantage positionnel. Note : Le terme est utilisé aux échecs mais aussi au jeu de dames.
Il en était à se dire qu'il pouvait bien laisser Frolov manger son pion en F6 avec sa tour si c'est ce qu'il voulait, que le gambit en valait la peine. (Patrick Roy, L'homme qui a vu l'ours, Montréal, Le Quartanier, 2015, page 194)
2. (Jeu d'échecs) Type d'ouverture présentant un tel sacrifice.
Aux échecs, un gambit peut être accepté, si la pièce offerte est prise, sinon il est refusé.
3. Au jeu d'échecs, le gambit est un sacrifice volontaire d'un pion ou, plus rarement, d'une qualité dans la phase d'ouverture dans le but d'obtenir un avantage stratégique non matériel : attaque, gain d'espace, ouverture de lignes, dislocation de la structure de pions adverse, gain de temps, etc. Le gambit est parfois risqué, car si l'avantage stratégique n'est pas bien exploité, le déséquilibre matériel offrira de meilleures chances de gain à l'adversaire.
4. (Jeux) Manoeuvre consistant à sacrifier délibérément une pièce pour obtenir un avantage stratégique. Applicable principalement aux échecs et au jeu de dames.
Il en était à se dire qu'il pouvait bien laisser Frolov manger son pion en F6 avec sa tour si c'est ce qu'il voulait, que le gambit en valait la peine. - Patrick Roy, L'homme qui a vu l'ours