1. Qualifie un visage dont les traits sont menus, avec quelque chose d'enfantin et de légèrement affecté.
« On est prêts » dit Alexis. Visage poupin, et chevelure bouclée. 37 ans, vingt ans de mer. (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
Mignot surtout penchait sa jolie figure poupine, donnait de tendres inflexions à sa voix grasseyante de Parisien. (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
2. (Par extension) Qualifie une personne dotée d'un tel visage.
Un gros concierge, un secrétaire rose, nous acclament avec la joie d'un poitrinaire devenu cent kilos, d'un bilieux devenu poupin. (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
Enfin, sans son nez magistral et superlatif, il eût été poupin. (Honoré de Balzac, La Vieille Fille, 1836)
3. Se dit d'un visage aux traits fins et enfantins, marqué par une certaine affectation.
À l'arrière, se tient une jeune recrue, poupine et rose, mais maniant fort bien la perche à croc, et soufflant à tout va dans un sifflet à roulette, pour prévenir les riverains. - Hervé Bazin, Cri de la chouette
4. Désigne une personne ayant un visage aux caractéristiques fines et légèrement infantiles.
Un gros concierge, un secrétaire rose, nous acclament avec la joie d'un poitrinaire devenu cent kilos, d'un bilieux devenu poupin. - Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914