1. (Pronominal) Se rapporter, prendre comme référence, comme source valable.
[?] des linguistes qui prêchent avec tant d'insistance l'erreur qu'il y a de parler en se référant à des formes de pensée étrangères.
(Bélanger, Henri, Place à l'homme, Hurtubise HMH, Montréal, 1972)
Je m'en réfère à l'événement pour justifier mes conseils, ma prédiction.
Je me suis référé à ce texte.
Se référer à l'avis de quelqu'un, se référer à quelqu'un, se référer à ce qu'il dit.
2. Rapporter une chose à une autre.
À quoi référez-vous cet article?
3. (Linguistique) Avoir pour référent, pour signifié, quelque chose.
Le terme fitness réfère à un ensemble de pratiques sportives.
4. Attribuer, reporter.
Je vous en réfère tout l'honneur, toute la gloire.
Il en faut référer l'honneur, la gloire à Dieu.
5. (Pronominal) Concerner, se rapporter à.
Cette note se réfère à tel endroit du texte.
6. (Droit) S'en rapporter au serment de quelqu'un qui voulait s'en rapporter au nôtre.
Le serment lui avait été déféré, mais il le référa à sa partie adverse.
Référer le serment à quelqu'un.
7. (Intransitif) (précédé de en) (Procédure) Faire rapport, se rapporter, recourir.
Il en sera référé.
Il faut en référer au juge.
8. Renvoyer un élément à un autre dans le but d'établir une relation ou une explication entre eux.
Je voyais ces observateurs déconcertés, incapables de référer les différences régionales à la simple géographie.
9. (En droit) Faire appel au témoignage sous serment d'une autre personne.
10. (En linguistique) Concerner directement un référent spécifique; avoir pour signifié quelque chose précis.
11. (Dans le domaine judiciaire, en usage intransitif et précédé par 'en') Soumettre pour examen ou décision; faire l'objet d'un rapport officiel.
12. (Au sens pronominal) Se baser sur, utiliser comme point de référence.
[...] des linguistes qui prêchent avec tant d'insistance l'erreur qu'il y a de parler en se référant à des formes de pensée étrangères.
13. Attribuer ou imputer quelque chose à une cause ou origine spécifique.
Si les lésions du cortex se maintiennent et s'étendent, ce qui a été appelé une démence pugilistique peut survenir et résulter en la perte de fonctions cérébrales. En raison de la notoriété que des athlètes professionnels ont attirée sur ce syndrome, on réfère désormais à cette maladie dégénérative progressive sous le nom d'encéphalopathie traumatique chronique.