1. Pensée que l'on tient secrète, intention que l'on cache, tandis qu'on en manifeste une autre.
Sa générosité n'est pas faiblesse ; son obligeance ne dépasse pas les obligations normales et naturelles ; aucune arrière-pensée en son comportement.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
Les coups ne m'ont jamais rien fait. Au contraire, je leur dois de m'être créé tout jeune une philosophie qui me permet aujourd'hui d'apprécier de suite et sans arrière-pensée les bons et les mauvais moments.
(Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
Toutefois, si un magnanime sentiment de fraternité s'imposait sincèrement et définitivement, sans arrière-pensée, à tous les esprits européens, alors nous n'aurions pas à nous inquiéter du cosmopolitisme marseillais, intéressant embryon de la civilisation future.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Cette triste réflexion, [?], fut le dernier calcul de sa diplomatie expirante. Dès lors il n'eut plus d'arrière-pensées, devint le jouet de son amour [?].
(Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
Une lettre comme celle que je tiens, écrite par une jeune fille, une vraie jeune fille, sans arrière-pensée, avec enthousiasme?
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)