1. Diplômé de l'École nationale d'Administration.
Les conséquences à long terme d'un tel système, dans la mesure où il laisse aux éléments les plus doués ou dynamiques des autres milieux sociaux la possibilité de s'agréger par l'école à la classe dominante, sont incalculables : cela signifie que de telles sociétés sont tendanciellement dirigées par les plus savants (ce que les critiques françaises, souvent légitimes, contre les technocrates et énarques ne devraient pas faire oublier).
(Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L'Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat?, 2007)
2. Un énarque est un élève, diplômé de l'École nationale d'administration ou ENA. Le terme est apparu après la publication, en 1967, du livre intitulé L'Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise, écrit sous le pseudonyme de Jacques Mandrin par Jean-Pierre Chevènement.
3. Élève de l'École nationale d'administration.
Il a attrapé la grosse tête depuis qu'il est énarque.
Je lui ai dit : « Mais enfin, Victor, tu rêves. Ton père est ambassadeur, tu es énarque, tu seras comte un jour (au grand dépit d'Hippolyte), et ces choses-là ont encore une certaine importance, tu sais. Et puis tu hériteras de 6,67 % d'un immeuble dans le quartier vert du monopoly [sic] (moins si Papa rengrosse Maman, mais ça devient improbable). D'accord, pour gagner il faut le quartier orange, où ils ont leur officine, mais quand même. Je les connais les Rochaz : ils te trouveront très bien. Allez, sursum corda, comme disent les papistes. »
(Hélène de Monferrand, Les Amies d'Héloïse : roman, Éditions de Fallois, Paris, 1990)
4. Un énarque est un ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA).