1. La chaîne Transantarctique ou monts Transantarctiques (85° 00? S, 175° 00? O) est une cordillère de l'Antarctique qui s'étend, sans interruption, entre le cap Adare et la terre de Coats. Elle sépare l'Antarctique oriental et l'Antarctique occidental. Elle inclut un ensemble de montagnes contigües mais nommées séparément tout le long du côté ouest de la mer de Ross (chaînes du Prince-Albert et de McMurdo, chaîne de la Reine-Alexandra, monts de la Reine-Maud) ainsi que du côté sud de la barrière de Ross (monts Horlick, monts Thiel, monts Pensacola).
2. La chaîne Transantarctique, ou monts Transantarctiques, est une longue chaîne de montagnes située en Antarctique et traversant une grande partie du continent, de la terre Victoria à la mer de Weddell, en séparant sa partie orientale d'une part de sa partie occidentale et de la côte ouest de la mer de Ross d'autre part. Elle est entrecoupée par de nombreux glaciers alimentés par l'inlandsis Est-Antarctique et s'épanchant depuis le plateau Antarctique. Elle culmine à 4 528 mètres d'altitude au mont Kirkpatrick et possède vingt sommets d'au moins 4 000 mètres d'altitude. Malgré le climat polaire qui y règne, la glace n'est pas partout présente dans la chaîne, à l'instar des vallées sèches de McMurdo où les précipitations sont rares et l'évaporation intense en été, même si des cours d'eau intermittents issus de la fonte des glaciers parviennent brièvement à se former ; en hiver il fait généralement trop froid pour que la neige puisse tomber, en particulier au sud et à haute altitude, où elle s'accumule essentiellement sous l'effet du vent. Ces conditions expliquent que la vie est rare dans la chaîne, pour l'essentiel concentrée sur la côte de la mer de Ross où vivent des phoques et des oiseaux, notamment des manchots. La chaîne est l'une des plus anciennes sur Terre, datant du Cambrien, et résulte d'une association entre rift et subduction, alternant périodes de volcanisme, de métamorphisme et d'érosion?sédimentation. Le relief actuel est dû à une surrection atteignant son paroxysme à l'Éocène, mais dont l'origine est encore mal comprise.