1. (Christianisme) Relatif au protestantisme, à la Réforme.
Il faut ensuite établir la relation exacte, au sein même de la réforme protestante, entre le culte réformé par Bucer et le culte réformé, une seconde fois, par Marbach et Pappus.
(René Bornert, La réforme protestante du culte à Strasbourg au XVIe siècle: (1523-1598), E.-J. Brill, 1981, p.4)
[?] ; on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l'étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique : [?]
(Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. I)
C'était un plastron en flanelle rouge, l'un de ces talismans quasi hygiéniques qui, avec les pilules et les spécialités pharmaceutiques, remplacent, chez les peuples protestants de la chrétienté, les images et les reliques miraculeuses.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 102 de l'éd. de 1921)
2. (Christianisme) (Politique) Partisan de la Réforme, comme luthérien ou calviniste.
Voici, par exemple, au bord de la route qui me conduit à Montauban, le joli bourg de Réalville, fondé, à ce qu'il paraît, par Philippe le Bel et où, par la suite, se déroulèrent de tragiques épisodes de la vaine lutte entre catholiques et protestants.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
[?] : les protestants s'organisèrent militairement partout où cela leur était possible ; ils faisaient des expéditions en pays catholiques, expulsant les prêtres, introduisant le culte réformé et promulguant des lois de proscription contre les papistes.
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p. 17)
C'est les Jésuites qui ont fait assassiner Henri IV ; c'est encore eux qui ont fait révoquer l'Édit de Nantes, à la suite de quoi tous les protestants ont été obligés de quitter la France ; [?].
(Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, p. 120)