1. (Religion) Qui est conforme à la doctrine de Luther.
Si le églises issues de la Réforme luthérienne diffèrent considérablement de l'Eglise catholique, on n'en assista pas moins à une certaine « recatholisation » par rapport aux objectifs radicaux de 1517-1525, particulièrement sensible dans la pastorale.
(Jean Wirth, Luther: étude d'histoire religieuse, Introduction, 1981, p.7)
Brenz, au contraire, avait développé jusqu'à son maximum la doctrine de l'ubiquité, dont le but était d'expliquer la présence du corps du Christ dans le pain de la Cène ? ce qu'on nomme la consubstantiation ? d'une manière qui tend à rapprocher la cène luthérienne de l'eucharistie catholique, laquelle se définit par la transsubstantiation.
(Alain Dufour, Théodore de Bèze: poète et théologien, 2006, p.111)
2. (Religion) Celui qui suit la doctrine de Luther.
La théologie catholique diverge ainsi de celle des luthériens, des calvinistes, et la théologie latine médiévale diverge de celle de l'Église grecque sur des points qui ont toujours été considérés comme intangibles de part et d'autre (le Filioque notamment).
(Joseph Morsel et al.; L'Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat? , 2007)
3. (Religion) Adhérent de la doctrine religieuse initiée par Martin Luther, caractérisée par la justification par la foi et le rejet de certaines pratiques et autorités ecclésiastiques catholiques.
Charles Schweitzer jouissait fièrement de la considération qu'on témoignait à son grand âge, à sa culture, à sa beauté, à ses vertus, ce luthérien ne se défendait pas de penser, très bibliquement, que l'Éternel avait béni sa Maison.
4. Relatif à Martin Luther ou à sa théologie.
Voici ce que Luther croit pouvoir tirer de Ga 3,19. Lui-même reconnaît que Paul ne traite pas explicitement de l'usage civil de la loi. Le lecteur contemporain se demandera, quant à lui, si le Réformateur n'est pas, sur ce point, pris en flagrant délit d'eiségèse. Plus généralement, il se demandera ce que pense de l'interprétation luthérienne de Paul un exégète professionnel.
5. Conforme aux enseignements ou doctrines établies par Martin Luther.
C'est ici que l'on voit deux choses bien cruelles, Des maris ennuyeux et des femmes fidelles, Car l'Amour, tu le sais, n'est pas luthérien.