1. (Figuré) (Familier) (À la forme négative seulement) Conforme à la morale, à ce qui devrait être, bien régulier, recommandable.
Cela n'est pas bien catholique.
C'est un mauvais garçon qui a des façons pas très catholiques [?] (Jean Boyer, Un mauvais garçon, 1936)
2. Qui a rapport au catholicisme.
Les seigneurs catholiques n'osaient plus sortir de leurs châteaux. (George Sand [Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant], Jean Ziska)
[?] on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l'étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique [?] (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. I)
Les polémiques naissent habituellement dans ces circonstances-là, fis-je remarquer judicieusement, mais je crois pourtant bien me souvenir que, dans le cas qui vous préoccupe, les contradicteurs devaient être tous deux catholiques, apostoliques et romains [?] (Louis Pergaud, « Un point d'histoire », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
[?] il se meut à l'aise dans le bel univers sphérique de son catéchisme, où la Sainte Trinité garantit tout : l'incorruptibilité des essences, la bonté de la création, le sens providentiel de l'histoire, l'infaillibilité du Pape, le dogmatisme ingénu des vicaires de village et des poètes catholiques. (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
Les efforts se déploient surtout dans le domaine caritatif et s'accompagnent d'une recatholicisation en profondeur des pauvres secourus, l'objectif étant d'aller au peuple pour rétablir la suprématie de l'Église catholique sur la société civile. (Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin & Gita Deneckere, Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1 : 1830?1905, p. 99)
Brenz, au contraire, avait développé jusqu'à son maximum la doctrine de l'ubiquité, dont le but était d'expliquer la présence du corps du Christ dans le pain de la Cène ?ce qu'on nomme la consubstantiation? d'une manière qui tend à rapprocher la cène luthérienne de l'eucharistie catholique, laquelle se définit par la transsubstantiation. (Alain Dufour, Théodore de Bèze : poète et théologien, 2006, p. 111)
Et l'avarice, considérée comme un péché par l'Église catholique, est devenue le signe d'une défense intelligente contre la surconsommation. (Alain Rey, « Les radins savent gérer leur argent », dans 60 millions de consommateurs, hors-série n°151, octobre?novembre 2010)
3. À noter : Les variantes de la version protestante du Credo sont dues à un souci de clarté ou de traduction, mais ne traduisent pas une divergence de doctrine. Ainsi, l'adjectif « catholique » du dernier article est remplacé par sa traduction (????????? / katholikós signifiant « général », « universel »), pour ne pas prêter à confusion avec l'Église catholique romaine.
4. (Religion) Concernant la confession chrétienne gouvernée par le souverain pontife de Rome.
Les efforts se déploient surtout dans le domaine caritatif et s'accompagnent d'une recatholicisation en profondeur des pauvres secourus, l'objectif étant d'aller au peuple pour rétablir la suprématie de l'Église catholique sur la société civile. - Els Witte, Éliane Gubin
5. (Figuré, Péjoratif, Usage négatif) Qui s'écarte des normes morales ou sociales établies.
C'est un mauvais garçon qui a des façons pas très catholiques. - Jean Boyer, Un mauvais garçon
6. Adjectif et nom commun désignant un individu qui adhère à la foi et aux pratiques de l'Église catholique, branche du christianisme basée sur la succession apostolique et l'autorité du pape.
Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu'ils se représentaient l'histoire de l'Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ. - Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy
7. (Antiquité) Officier responsable de la collecte des impôts dans l'empire grec.