1. (Programmation informatique) Ensemble d'instructions conçues pour effectuer une tâche récurrente ? voir sous-routine.
2. Capacité, faculté acquise plutôt par une longue habitude, par une longue pratique, que par le secours de l'étude et des règles.
Il fait cela par routine.
Il n'a jamais étudié cet art à fond, mais il y a acquis une sorte de routine.
Dès les années 1930, une volonté de rompre avec la routine maïsicole s'exprime, notamment au travers de la tenue d'un congrès international à Pau et par la mise en place des structures, telles que la station de génétique du maïs de Saint-Martin-de-Hinx (1932) [?]. (Alain Drouard &Jean-Pierre Williot, Histoire des innovations alimentaires: XIXe et XXe siècles, L'Harmattan, 2007, p.243)
3. Usage depuis longtemps consacré de faire une chose toujours de la même manière.
Et s'il existe encore des contrées en France, où les vieilles coutumes persistent, c'est grâce à la routine qui y règne en maîtresse ; [?]. (Sur la culture superficielle de la vigne, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, p. 58, éditions La Terre nationale)
4. (Prestidigitation) Enchaînement de passes accompagnées ou non d'un boniment qui constitue ce que le profane appelle un tour de magie.
5. En programmation impérative, une fonction comporte une séquence d'instructions réalisant un calcul ou une tâche. En programmation fonctionnelle, la fonction est l'artifice qui permet de découper le problème global en éléments plus simples. Le terme de routine est aussi utilisé pour les fonctions de bas niveau des systèmes d'exploitation.
6. En informatique, une routine est une entité informatique qui encapsule une portion de code (une séquence d'instructions) effectuant un traitement spécifique bien identifié (asservissement, tâche, calcul, etc.) relativement indépendant du reste du programme, et qui peut être réutilisé dans le même programme, ou dans un autre. Dans ce cas, on range souvent la routine dans une bibliothèque pour la rendre disponible à d'autres projets de programmation, tout en préservant l'intégrité de son implémentation.
7. (Franc-maçonnerie) Ensemble des cérémonies, et organisation des divers degrés qu'il est possible d'acquérir dans l'organisation.
Le Rite Écossais ancien et accepté comporte trente-trois degrés, dont à peine la moitié sont effectivement pratiqués.
8. (Religion) Ensemble des règles et cérémonies en usage dans une religion.
Il offre des sacrifices, aux autres dieux selon le rite albain, à Hercule selon le rite grec, suivant en cela la règle établie par Évandre. (Tite-Live, Histoire romaine, éd. 'Les belles Lettres, 1940, texte établi par J. Bayet et traduit par G. Baillet, tome 1, livre 1, § VII, p.13)
Et s'il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n'est pas d'Allemagne qu'il est originaire, mais bien de France. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
9. (Par analogie) (Au pluriel) Cérémonies propres à une institution.
La loi salique en son titre XLVI nous décrit minutieusement les rites formalistes de l'institution, rites antérieurs aux invasions, semble-t-il ; ces rites rapprochent aussi l'affatomie des legs et du testament, alors que les germains ignorent les actes à cause de mort originairement. Il est frappant qu'il y ait un dessaisissement formaliste effectué inter vivos, mais l'effet complet de l'acte n'est réalisé que post mortem. Il y a cérémonie de dessaisissement et de déclaration de volonté au mallum puis mise en possession immédiate du bénéficiaire [?]. (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.120-121)
10. (Au pluriel) Cérémonies même d'un culte.
Les rites grecs.
Des rites secrets.
Les rites sacrés.
11. Un rite est une pratique sociale de caractère sacré ou symbolique.