1. Art des sorciers.
« J'ai l'impression d'être entré dans une maison hantée de fête foraine.» Kara essuya ses yeux humides et regarda autour d'elle. La minuscule boutique était bourrée d'articles de sorcellerie. (Kim Richardson, Les gardiens des âmes, t.6 : Mortelle, 2013, p.103)
La Saint-Jean joue un grand rôle dans la sorcellerie ; c'est ce jour-là que Messieurs les sorciers et Mesdames les sorcières allaient cueillir les herbes destinées à leurs maléfices, [?]. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
On vous dira que le diable seul a pu produire de telles pierres, et l'on vous intentera un procès en sorcellerie. (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)
2. Pratiques des sorciers.
Leur pouvoir était illimité ; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n'étaient point toujours d'humeur à ces sorcelleries bienfaisantes, et, plus volontiers, ils se servaient de leur puissance magique pour tourmenter les hommes et les bêtes. (Octave Mirbeau, Rabalan,)
3. La sorcellerie désigne souvent la pratique d'une certaine forme de magie, dans laquelle le sorcier ou la sorcière travaille avec les énergies globales, que ce soit celles des plantes, des cycles lunaires, des saisons ou même des entités. Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la placent au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.
4. La sorcellerie est dans l'oeuvre de Francisco de Goya un thème très développé. En plus des six tableaux qu'il a peints à la fin du XVIIIe siècle pour le cabinet de la duchesse d'Osuna ? parmi lesquels le célèbre Le Sabbat des sorcières ?, Goya aborde la thématique par deux fois : dans la série de gravures des Caprichos (dont la première édition de 1799 est censurée dès sa sortie parce qu'on dénonce le peintre aragonais auprès de l'Inquisition espagnole, lui reprochant son ostensible hostilité envers les tribunaux du Saint-Office de l'Inquisition comme on peut le voir dans la dernière estampe intitulée Ya es hora (traduisible par « enfin »), qui, selon l'anthropologue espagnol Julio Caro Baroja, « semble être une allusion à l'heure où les inquisiteurs et les moines cessent enfin d'agir dans le pays » et dans les Peintures noires (cinq d'entre elles font référence au culte des sorcières, avec notamment Vision fantastique ou Asmodée, Les Moires et un autre Sabbat des sorcières).
5. La sorcellerie désigne, à proprement parler l'art d'interroger le sort (hasard, destin), et par extension d'en modifier le cours.
6. Ensemble des pratiques magiques attribuées aux sorciers, visant à manipuler les forces surnaturelles.
Dans la logique mentale de leur temps, les magistrats l'accusent et la condamnent de « sorcellerie », crime pour lequel le bourreau l'énuque avec la « hart » de la potence (corde d'infamie). - Michel Porret, L'ombre du diable: Michée Chauderon
7. Pratique occulte consistant à exercer un pouvoir sur le monde réel ou imaginaire au moyen de rituels spécifiques.
Leur pouvoir était illimité; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n'étaient point toujours d'humeur à ces sorcelleries bienfaisantes, et, plus volontiers, ils se servaient de leur puissance magique pour tourmenter les hommes et les bêtes. - Octave Mirbeau, Rabalan