1. Bagatelle, chose aisée.
C'est une plaisanterie pour lui de faire cela.
2. (Ironique) Dérision.
Cela dégénère en plaisanterie.
Je suis las de cette plaisanterie.
Ceci a l'air d'une plaisanterie.
3. Raillerie, badinerie, chose dite ou faite pour amuser.
J'ai ouï dire que cette communauté avait ses dangers ; que les calopsittes étaient susceptibles de molester les jeunes ondulées au sortir du nid, de leur couper les pattes, en un mot de leur faire de fort mauvaises plaisanteries. (Ernest Leroy, La perruche ondulée : éducation pratique, acclimatation, reproduction ?, Firmin-Didot, 1879, p. 85)
Les hommes se déshabillent pour se laver et font la queue aux pompes; la plaisanterie habituelle est d'éclabousser Ragueton, qui a des pantoufles en tapisserie. (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
Les grands ont toujours tort de plaisanter avec leurs inférieurs. La plaisanterie est un jeu, le jeu suppose l'égalité. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
4. Action ou parole destinée à divertir par le rire ou le sourire, souvent caractérisée par une certaine finesse.
Les hommes se déshabillent pour se laver et font la queue aux pompes; la plaisanterie habituelle est d'éclabousser Ragueton, qui a des pantoufles en tapisserie. - Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914
5. Propos ou situation exprimés avec ironie pour souligner leur absurdité ou leur incohérence, frôlant souvent la moquerie.
Cette momie livide, ce sec intrigant, qui porte un manteau ducal encore tout neuf, veut lui refuser l'obéissance, à lui devant qui ont plié toutes les armées de l'Europe ? Non, on n'admet pas ces plaisanteries-là quand on s'appelle Napoléon. - Stefan Zweig, Joseph Fouché