1. Belle humeur.
Dans son numéro du 15 janvier 1899, le journal bimensuel parisien le Correspondant médical tirait la sonnette d'alarme en disant : « L'enfant boit ! [?]. Les nourrices donnent du vin à leurs nourrissons et s'ébaudissent de leur exubérante gaîté. » (Alberto Toscano, Critique amoureuse des Français, Fayard/Hachette littérature, 2009)
Quelques pages plus loin, vous retrouverez la vivacité impétueuse de Lovelace, son incorrigible folie, et cette gaîté non plus du vice, mais du remords qui cherche à s'étourdir. (Villemain, Litt. fr. XVIIIe siècle, 1re leçon)
Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d'usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol. 2, p. 13)
2. Vivacité, en parlant d'un cheval.
3. Paroles ou actions gaies ou folâtres.
[?] ; sa mère est une cyclothymique avérée passant, sans motifs apparents, d'un sentiment profond d'ennui à celui d'une gaîté plus ou moins exubérante. (Encéphale : Journal de neurologie et de psychiatrie, 1913, vol.8, n°2, p.71)
4. ? voir gaîté
5. Petite pièce de théâtre ou autre, destinée à faire rire.
Verre en main, Jean le vigneron
Une petite gaieté qu'il s'était permise au théâtre de Fontainebleau, en y tournant en ridicule, dans un prologue de sa façon, les gentilshommes de la chambre, les lui avait aliénés. (Jean-François Marmontel, Mém., VI)
6. Paroles, actions gaies, folâtres.
Cent escapades aussi fortes passèrent pour des gaietés et des gentillesses agréables. (Louis de Rouvroy, 259, 219)
Ce sont des jeux de mains et des gaietés incroyables. (Marquise de Sévigné, 264)
7. Pointe de vin ; griserie d'alcool.
On commençait à être en gaieté.
8. Manière agréable et enjouée d'écrire.
Avoir de la gaieté dans le style.
9. Belle humeur.
Ce pauvre diable ainsi parlant Mettait en gaieté tout l'hospice. (Pierre Jean de Béranger, Ange gardien)
10. (Désuet) Folâtrerie, plaisanteries ou jeux d'enfants.
Ce sont là de petites gaietés qu'on peut passer à la jeunesse.
11. Le Dictionnaire Hachette fait figurer les rectifications orthographiques du français en 1990 à la fin de l'article avec les formes obsolètes : par exemple, l'article gaieté se termine par la mention « VAR [à lire : Variantes] gaîté, gaité ».