1. (Propre) (Théâtre) Jeu théâtral de bouffon.
2. (Figuré) Ce qu'on fait ou ce qu'on dit pour exciter le rire ; plaisanterie grossière.
Ce n'était rien de manier un tel homme, et je jouais très bien mon rôle dans la bouffonnerie militaire que je découvrais seulement maintenant. (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937)
Parodie de justice ou bien procès de bouffonnerie, comme il était écrit tout récemment dans un des plus grands journaux du monde ! Pourquoi cette mascarade dont je fus victime ? (Joseph Caillaux; Discours de Montpellier, noté dans Ma doctrine, 1926)
[?] ; la théologie morale des socialistes sérieux n'est pas une des moindres bouffonneries de notre temps. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
Les Lettres à l'Étrangère, [?] malgré cette jactance énorme, qui le fait se gonfler jusqu'à la bouffonnerie, sont le plus émouvant, le plus angoissant martyrologe qui se puisse imaginer d'une vie d'artiste, [?]. (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
3. Apparu au Moyen Âge, le registre de la bouffonnerie se poursuit à l'époque contemporaine.
4. (Théâtre) Représentation comique caractéristique du personnage du bouffon.
5. (Figuré) Action ou parole visant à provoquer le rire par son caractère grotesque ou ridicule.
Parodie de justice ou bien procès de bouffonnerie, comme il était écrit tout récemment dans un des plus grands journaux du monde ! Pourquoi cette mascarade dont je fus victime ? - Joseph Caillaux; Discours de Montpellier, noté dans Ma doctrine