1. Bateleur qui débite ses boniments et fait ses exercices sur les places publiques, dans les foires.
(...) rendez-vous de tout ce qui nous arrive de l'intérieur, tziganes, saltimbanques, montreurs d'ours. (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
La couleur, la forme, étaient d'un végétal ; mais d'un autre côté ces corps se déplaçaient tantôt en rampant avec une extrême lenteur, tantôt en exécutant des espèces de culbute à la façon des saltimbanques. (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856 (pp. 496-519))
2. (Familier) Homme sans consistance, dont les actes et les propos ne méritent aucune considération à cause de sa légèreté et de son manque de sérieux.
C'est un vrai saltimbanque.
3. (Figuré) Bouffon de société et mauvais orateur qui débite, avec des gestes outrés, des plaisanteries déplacées.
Vous avez dit, Sire, vous avez dit en parlant de ce saltimbanque d'alcôve, vous avez dit, Sire : Voici le vrai roi de France ! (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
Cet homme croit être plaisant, ce n'est qu'un saltimbanque.
4. Un saltimbanque est un artiste du spectacle de rue (spectacle vivant). Il fait toutes sortes de tours et joue de l'étonnement pour amuser le public dans les foires. Les troupes d'artistes se produisaient de ville en ville sous l'Ancien Régime. Les prestations étaient diverses, du montreur d'ours aux dramaturges itinérants qui allaient donner à la littérature française ses lettres de noblesse (confer la vie de Molière).
5. Celui qui divertit, amuse.
Vous avez bien raison de vous rengorger d'avoir découvert si finement que vous étiez mon divertisseur. (Lettre de Mme de Rochefort au marquis de Mirabeau (1757), dans la Comtesse de Rochefort et ses amis, par M. Louis de Loménie, Paris, 1870)
6. Celui qui amuse. Il ne s'emploie qu'avec une nuance défavorable.
En revanche, un amuseur involontaire n'a aucune raison d'espérer une récompense, et si l'on rit à ses dépens, il se voit même infliger une sorte de punition (déshonneur, dégradation morale). (Institut français de Damas, Bulletin d'études orientales: Volumes 49 à 51,1997)
Cet écrivain, avec tout son succès, n'est qu'un amuseur.
7. (Péjoratif) Celui qui amuse.
En revanche, un amuseur involontaire n'a aucune raison d'espérer une récompense, et si l'on rit à ses dépens, il se voit même infliger une sorte de punition (déshonneur, dégradation morale). (Institut français de Damas, Bulletin d'études orientales: Volumes 49 à 51,1997)
Cet écrivain, avec tout son succès, n'est qu'un amuseur.