1. (Par extension) Personnage qui se donne en spectacle en usant d'effets outranciers.
On se précipitait avec ardeur vers les jouissances matérielles : [?]. Les hommes utiles et modestes vivaient dans l'oubli, tandis que les histrions et les courtisanes attiraient les regards.
(Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), p. 240, Bloud & Barral, 1883)
Mais qu'importe si l'histrion sans foi ne traine sur les planches qu'une âme usée aux débauches du corps et débite mécaniquement son rôle, pourvu que le spectateur ait la virginité de sa croyance au génie de l'artiste.
(Hippolyte Castille, Talleyrand, 1857)
2. (Théâtre) (Histoire) (Rome antique) Comédien, mime, acteur qui jouait des farces.
3. (Par extension) Mauvais comédien.
[?] ils nient qu'un puissant éclat de rire vaille un beau mouvement lyrique et qu'un abime le sépare de la grimace des histrions !
(Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
Enfin, le personnage même des troubadours procède des jongleurs, et ceux-ci sont, comme leur nom l'indique, une dérivation de l'ancien joculator, qui faisait partie, aussi bien que les histrions et les mimes, d'une classe d'hommes consacrée aux jeux dégénérés de la scène romaine.
(Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
4. (Par extension) Personnage qui se donne en spectacle en usant d'effets outranciers.
Plus de deux siècles plus tard, Constant Coquelin, ému par la déchéance de quelque ancienne gloire des tréteaux, crée une maison de retraite pour comédiens. Comme l'humour n'est jamais loin avec les histrions, il l'installe à Couilly-Pont-aux-Dames, en Seine-et-Marne...
(Christophe Barbier, Dictionnaire amoureux du théâtre, Plon, 2015)
On se précipitait avec ardeur vers les jouissances matérielles : [?]. Les hommes utiles et modestes vivaient dans l'oubli, tandis que les histrions et les courtisanes attiraient les regards.
(Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), p. 240, Bloud & Barral, 1883)
Mais qu'importe si l'histrion sans foi ne traine sur les planches qu'une âme usée aux débauches du corps et débite mécaniquement son rôle, pourvu que le spectateur ait la virginité de sa croyance au génie de l'artiste.
(Hippolyte Castille, Talleyrand, 1857)
5. (Histoire, Théâtre) Acteur de l'Antiquité romaine spécialisé dans les farces.
6. Artiste scénique se caractérisant par une performance exagérée ou jugée de mauvaise qualité.
Enfin, le personnage même des troubadours procède des jongleurs, et ceux-ci sont, comme leur nom l'indique, une dérivation de l'ancien joculator, qui faisait partie, aussi bien que les histrions et les mimes, d'une classe d'hommes consacrée aux jeux dégénérés de la scène romaine.
7. (Figuré) Individu attirant l'attention par un comportement excessif ou théâtral.
Mais qu'importe si l'histrion sans foi ne traine sur les planches qu'une âme usée aux débauches du corps et débite mécaniquement son rôle, pourvu que le spectateur ait la virginité de sa croyance au génie de l'artiste.