1. L'étude des mythes est la mythologie. La mythification est l'action ou le processus par lequel l'historiographie, la production artistique ou les représentations populaires considèrent, interprètent ou transforment un personnage ou un épisode historique en un mythe.
2. Les mythes se retrouvent dans de nombreuses civilisations ( mythes de la création du monde ou du déluge par exemple ) . James George Frazer en a dressé un inventaire planétaire dans son ouvrage Le Rameau d'or ( 1890 ) .
3. Récit fabuleux contenant en général un sens allégorique.
En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l'ordre du jour dans l'histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l'historiographie islamique [?].
(Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, p. 109)
[?] : l'Atlantide. Que cette contrée ait existé, cela est hors de doute. Mais il paraît certain qu'elle avait déjà disparu, bien avant l'apparition de l'homme sur la terre, et que la prétendue races des « Atlantes » n'est qu'un mythe.
(René Thévenin & Paul Coze, Moeurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., p. 15)
4. (Par extension) Construction intellectuelle qui permet la cohésion d'un groupe humain ou son action.
Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe.
(Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte: Disparition ou mutation, Albin Michel, 2007, chap. 2)
On peut indéfiniment parler de révoltes sans provoquer jamais aucun mouvement révolutionnaire, tant qu'il n'y a pas de mythes acceptés par les masses ; [?].
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p.38)
5. Un mythe est une construction imaginaire qui se veut explicative des phénomènes cosmiques, psychologiques et sociaux, à l'image de dieux et déesses qui proposent une explication pour certains aspects fondamentaux du monde, et de la société qui l'a forgée ou qui la véhicule. Le mythe est porté à l'origine par une tradition orale. La construction imaginaire que constitue le mythe est fondatrice d'une pratique sociale en fonction des valeurs fondamentales d'une communauté à la recherche de sa cohésion[1] :