1. (Familier) Protestant. ? Note : Terme de raillerie que l'on appliquait autrefois.
Le débat qui se poursuit aujourd'hui n'est donc qu'une nouvelle face du grand débat qui a abouti à la Saint-Barthélémy. Si Lorraine règne, messieurs, malheur aux parpaillots maudits, convertis ou non !
(Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
Ces misérables parpaillots, si on veut les noyer, il faudra les jeter à l'eau comme les chats, avant qu'ils ne voient clair.
(Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IX)
2. (Par extension) Personne qui ne pratique pas sa religion ou qui n'a pas de religion.
L'indifférence en matière de foi était devenue de règle, car d'hostilité on n'en sentait point trop encore?; à peine sourdait-elle, peut-être, dans quelques propos sacrilèges que les mauvaises langues?: francs-maçons, libres-penseurs, anarchistes, parpaillots, ennemis déclarés de Dieu et de ses ministres, brebis galeuses fort rares heureusement dans son troupeau, s'essayaient malicieusement dans l'ombre à propager.
(Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
3. (Péjoratif) Désigne un protestant, terme utilisé autrefois de manière moqueuse.
Le débat qui se poursuit aujourd'hui n'est donc qu'une nouvelle face du grand débat qui a abouti à la Saint-Barthélémy. Si Lorraine règne, messieurs, malheur aux parpaillots maudits, convertis ou non !
4. (Par extension) Individu indifférent ou éloigné des pratiques religieuses.
Il perçoit fort bien, dans cette espèce de Tibet qu'est alors l'Italie, les tares, d'ailleurs fort peu cachées, des prêtres ; le monsignore qui s'offre un jour maigre « un repas de parpaillot » l'offusque ; il a peut-être constaté aussi d'autres licences plus sérieuses.