1. Facilité à excuser et à pardonner les fautes, les défauts.
Lorsque Maximilien demandait un comité de justice, le principe de la terreur était triomphant, et le parti de l'indulgence en très-faible minorité : [?]. Au contraire Tallien se prononçait pour la justice, à une époque où les terroristes avaient perdu leur ancien pouvoir, et où presque tous les esprits étaient portés à l'indulgence.
(Philippe Le Bas, France: Annales historiques, T.2, 1843, p.415)
Mais ce qui, à meilleur droit, peut surprendre, c'est que le coup d'État ait pu trouver des juges enclins à l'indulgence, et même des admirateurs, non-seulement dans la partie du peuple la moins instruite, la plus aisée à abuser, la plus disposée à se passionner pour tout ce qui a les apparences de la force, mais encore dans des classes plus élevées, à qui l'on était certainement fondé à supposer un esprit plus clairvoyant, un sens plus droit et plus ferme.
(Charles Dunoyer, Le second empire et une nouvelle restauration, V.1, 1864, p.222)
2. (Religion catholique) (Souvent au pluriel) Rémission des peines que les péchés méritent, accordée par l'Église sous certaines conditions.
''Luther met en cause l'automatisme de l'indulgence, le fait de payer comme une contravention après avoir commis un péché'', explique Pierre-Olivier Léchot, professeur d'histoire moderne à la faculté de théologie protestante de Paris..
(Cécile HOYEAU ? Les 95 thèses de Luther - Journal La Croix, p. 14, 11-12 octobre 2014)
Le trafic des indulgences, qui devenait toujours plus intolérable, ne causa pas moins de préjudice à la cour romaine. Les pontifes français [?] dispensèrent, à un prix excessif, toutes sortes de permissions scandaleuses.
(Emile Guers, Histoire abrégée de l'Église de Jésus-Christ, 1850, p.320)
Il y a encore un moyen de satisfaire à Dieu, qui consiste à gagner les indulgences. Les indulgences sont instituées pour relâcher la rigueur des peines temporelles dues au péché.
(M. Gousset, Instructions sur le rituel, V.2, 3e édit., 1839, p.337)
3. Dans l'Église catholique romaine, l'indulgence (du latin indulgere , « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné.
4. Dans l'Église catholique romaine, l'indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle parfois nommée pénitence encourue en raison d'un péché déjà pardonné.
5. Dans l'Église catholique, l'indulgence (du latin indulgere, « accorder ») est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné. Cette rémission peut s'obtenir par diverses bonnes oeuvres (pèlerinages, prières spéciales, visite de reliques, assistance à telle ou telle messe, etc.) ou par une contribution pécuniaire.
6. Disposition à pardonner les erreurs ou à excuser les défauts d'autrui.
Mais ce qui, à meilleur droit, peut surprendre, c'est que le coup d'État ait pu trouver des juges enclins à l'indulgence, et même des admirateurs, non-seulement dans la partie du peuple la moins instruite, la plus aisée à abuser, la plus disposée à se passionner pour tout ce qui a les apparences de la force, mais encore dans des classes plus élevées, à qui l'on était certainement fondé à supposer un esprit plus clairvoyant, un sens plus droit et plus ferme.
7. (Dans le catholicisme) Rémission accordée par l'Église des peines temporelles dues pour les péchés déjà pardonnés quant à leur faute.
'' Luther met en cause l'automatisme de l'indulgence, le fait de payer comme une contravention après avoir commis un péché '', explique Pierre-Olivier Léchot, professeur d'histoire moderne à la faculté de théologie protestante de Paris..