1. (Argot) (Vieilli) Chemin, route.
S'ensuivent les fugues, la petite délinquance et les froids hivers sur le trimard.
(Marie Delarue, « Jusqu'en 1982, on a « déporté » en métropole des petits Réunionnais », Boulevard Voltaire, 18 février 2014)
N'ayant pas eu cette chance, il reprit le trimard et, sur le coup de six heures, il était arrivé à la place d'Italie qu'une fête foraine égayait.
(Raymond Queneau, Le Dimanche de la vie, 1952)
On en conclut qu'il allait quitter Velrans pour repartir comme jadis « sur le trimard », et chacun respira.
(Louis Pergaud, « Un petit logement », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
2. (Par extension) Racolage sur trottoir.
L'essentiel de la besogne de la prostituée de la rue consiste à racoler ou à « raccrocher » des clients. Le « trimard » ne se pratique plus sous la IIIe République comme au début du siècle ; les filles sont « plus itinérantes » qu'autrefois.
(Alain Corbin, Les Filles de noce, 1978)
3. (Vieilli) Chemineau, trimardeur.
Sans chez-moi mais jamais à la rue, faux vagabond, trimard débrouillard.
(Rafaël Pividal, Le Petit Marcel, Livre de Poche, p. 40)