1. Un apanage est une concession de fief, pris sur un domaine seigneurial, faite par un seigneur ou un souverain régnant, aux fils et filles puînés exclus de sa succession. Le mot apanage vient du latin médiéval apanagium, lui-même formé des mots ad panem qui signifie « pour donner du pain » (panis).
2. Un apanage est une concession de fief, pris sur un domaine seigneurial, faite par un seigneur ou un souverain régnant, à ses enfants, principalement aux fils et filles puînés exclus de sa succession. Le mot apanage vient du latin médiéval apanagium, lui-même formé des mots ad panem qui signifie « pour donner du pain » (panis).
3. (Histoire) Bien foncier attribué par un souverain à ses cadets en guise de partage.
Il y a aussi dans les tournures de phrases quelque chose d'italien, - ce qui tient sans doute au long séjour qu'ont fait les Médicis et leur suite florentine dans ces contrées, divisées autrefois en apanages royaux et princiers.
4. (Par analogie) Propriété terrienne privée octroyée à un pair de France pendant la Restauration.
Au lieu de doter la chambre des pairs comme corps, on préféra voir chaque pair constituer son propre apanage, conformément aux principes de l'institution.
5. (Figuré) Attribut ou caractéristique distinctif(e), positif(ve) ou négatif(ve), propre à une personne ou une entité.
'' Il faut, nous dit-elle en souriant, que je vous présente mes amis ; tenez, les voilà. '' Alors nous vîmes sa vache, son ânesse et son chien. [...] '' Oui, reprit mademoiselle Jeannette, voilà mes amis, mes vrais amis,on peut compter sur eux,on n'a à craindrede leur part ni ruse,nimauvaise foi,nice besoinde tout sacrifier à leurs propres passions odieuxapanagesdetantde gens prétendus estimables. ''
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| (Figuré) Ce qui est le propre de quelqu'un ou de quelque chose, soit en bien, soit en mal. [...]
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1. (Par analogie) Domaine terrien privé dont devait disposer un pair de France sous la Restauration. [...]
2. (Histoire) Domaine foncier propre d'un prince ou d'un pair, dont il bénéficie du revenu : [...]
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