1. Action de rétrograder, déclin vers une forme plus simple, moins complexe, moins évoluée.
Les relations de la Communauté avec la Chine connaissent une amélioration constante, après la rétrogression qui a suivi les événements de la place Tien an Men.
2. État ou fait de ce qui est abâtardi, au propre comme au figuré.
Les changements linguistiques qui ont eu lieu au Québec, de même que ceux qui sont en cours, ne peuvent en rien être considérés comme un appauvrissement, un abâtardissement ou une déchéance de la langue.
(Noël Lynn Corbett, Langue et identité, 1990)
L'abâtardissement des esprits.
L'abâtardissement d'un plant de vigne.
L'abâtardissement d'une race d'animaux.
3. Action d'avilir, ou résultat de cette action.
L'attitude de la théologie chrétienne à l'égard des juifs a été fixée dans le début du IVe siècle (concile de Nicée, 325) : le judaïsme ne doit pas disparaître, il doit vivre, mais dans un état d'avilissement et de misère tel qu'il fasse nettement apparaître aux yeux des croyants comme des incroyants le châtiment infligé par Dieu à ceux qui n'ont pas voulu reconnaître la divinité de Jésus.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
4. Mouvement de retour ou de recul vers un état antérieur, moins développé ou moins complexe.