1. (Par analogie) Apport que fait une fille au couvent où elle entre en religion.
2. Bien qui reste la propriété de la femme, quoique le mari en partage la jouissance et en ait l'administration.
La dot peut comprendre tous les biens présents et à venir de la femme.
Les immeubles qui font partie de la dot ne peuvent être aliénés ou hypothéqués qu'en certains cas.
3. (Droit) Apport qu'un époux ou une épouse verse à la communauté de biens.
La Normandie avait adopté un régime dotal qu'on ne peut faire provenir du régime romain : les règles des deux sont très différentes, l'influence romaine est d'ailleurs douteuse sur la coutume normande : la dot ne désigne pas l'apport au mari par la femme, mais un apport du mari à la femme comme dans la dos ex marito du droit franc. (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.184)
Le père et la mère cherchent l'oiseau rare, mâle ou femelle, dont la dot arrondira la fortune du fils ou de la fille. (Alfred Naquet, Vers l'union libre, E. Juven, Paris, 1908)
4. (Religion) Don, don de Dieu.
(Masculin archaïque) Son esprit est son dot. (Madame de Sévigné, Lettres, 15 juin 1680)
Ces dots dont seront investis les corps glorieux. (Paul Claudel, Un Poète regarde la croix, 1938)
5. Actifs qu'une femme apporte en mariage à son époux.
Si Apollônia désire, de son plein gré, se séparer de Philiskos, Philiskos lui restituera le montant net de la dot dans un délai de dix jours à compter de celui où elle aura formulé sa demande. (Bernard Legras, Les contrats de mariage grecs dans l'Égypte ptolémaïque : de l'histoire des femmes à celle du genre, dans Problèmes du genre en Grèce ancienne, éditeurs scientifiques Violaine Sebillotte Cuchet & ?Nathalie Ernoult, Publications de la Sorbonne, 2007, p.116)
Les prêtres s'entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appauvris, au point qu'on a pu accuser l'Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.340)
Quant aux pauvres filles sans dot, elles deviennent folles, elles meurent ; pour elles aucune pitié ! La beauté, les vertus ne sont pas des valeurs dans votre bazar humain. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
Un coureur de dot, célibataire cherchant à épouser une fille richement dotée.
6. Actifs qu'un mari apporte en mariage à son épouse.
Elles restèrent longtemps accroupies autour du mangal à discuter le chiffre de la dot. On décida enfin que le fiancé apporterait quatre-vingt livres en or. (Out-el-Kouloub, Nazira, dans ''Trois contes de l'Amour et de la Mort'', 1940)
7. Une dot désigne l'apport de biens par le père de l'épouse au patrimoine du nouveau ménage qui accompagne le mariage dans de nombreuses cultures. Il peut s'agir de biens dont la femme ou le mari sont dotés par leurs familles, mais aussi d'un don entre époux.
8. Une dot désigne dans le langage courant l'apport de biens par une des familles, ou par le fiancé, au patrimoine de l'autre, ou du nouveau ménage ; elle accompagne le mariage dans de nombreuses cultures. Il peut s'agir de biens dont la femme ou le mari sont dotés par leurs familles, mais aussi d'un don entre époux.
9. Somme d'argent, biens ou valeurs qu'un des époux apporte en mariage, pouvant rester sa propriété exclusive mais dont l'usage et la gestion peuvent être partagés.
Les prêtres s'entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appauvris, au point qu'on a pu accuser l'Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. - Georges Sorel, Réflexions sur la violence
10. (Religion) Grâce divine accordée par Dieu.
Ces dots dont seront investis les corps glorieux. - Paul Claudel, Un Poète regarde la croix