1. Variante, dans l'orthographe traditionnelle, de allégro (orthographe rectifiée de 1990).
Jadis, quand on avait écrit un allegro pour instruments à cordes, on le faisait paisiblement entendre à la première occasion et on se mettait à élaborer un petit morceau de piano orné d'un titre généralement exquis. (Guillaume Lekeu, Luc Verdebout, Correspondance, 1993)
2. Plein d'entrain, joyeux.
Ayant en outre du mal à reconnaître les expressions du visage, [les autistes] ignorent si leur interlocuteur est triste ou allègre, fâché ou amical. (L'Express, 30 août 2004)
Montaigne parvient à être un esprit libre et allègre, prévenant, férocement honnête, quelqu''un ayant accompli cette tâche que Nietzsche pensait être la plus importante : « Se disposer pour être chez soi sur terre ». (Robert Pippin, entrevue dans Le Point, 3 août 2006)
Marcher d'un pas allègre.
Une humeur, un esprit allègre.
Il est sain et allègre.
Il est toujours allègre.
3. Qui réjouit, qui amuse.
Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
4. Un applaudissement est le battement des mains (plus ou moins rapide, plus ou moins vigoureux et sonore), généralement paume contre paume, d'un individu, d'un groupe ou de toute une foule pour exprimer son approbation, son admiration ou son enthousiasme.
5. Action d'applaudir.
Dans les salles cinématographiques de Mars, après les massacres de Kitnicheff, les scènes de la guerre balkanique récoltaient le plus d'applaudissements. Tout le monde s'efforçait de découvrir la signification de ces charivaris effarants. (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n°1, janvier 1914)
Soudain, au milieu de l'applaudissement général, un mouton rôti tout entier apparut, porté à bout de bras par un nègre vigoureux, sur un vaste plat de bois. Le méchoui, rissolé à point, exhalait une fumée odorante. (Paul Margueritte & Victor Margueritte, L'eau souterraine, Paris : F. Juven, 1903, p.84 (& auparavant en feuilleton dans La Revue hebdomadaire, Librairie Plon, 1899))
Des applaudissements unanimes, mais des applaudissements sourds, pour ainsi dire, les acclamations polies du faubourg Saint-Germain, témoignèrent de l'enthousiasme qu'elle excita. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)