1. Coffre de métal, généralement en forme d'armoire, destiné à serrer de l'argent et les objets précieux, et construit de telle façon qu'il soit à l'abri du feu et des voleurs.
Le coffre-fort ne veut pas être brutalisé, violenté ; il faut user de douceur avec lui, le caresser longuement. Une pince-monseigneur, un chalumeau ? Allons donc. Un petit air de flûte. Le charme opère. (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 187)
Les uns se prennent à espérer, d'autres à redouter que le nouveau ministre du Commerce ne réalise quelqu'une de ces réformes sociales dont la seule perspective fait trembler les satisfaits se mirant dans leurs coffres-forts. (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Oui, nous nous avouons les ennemis de l'ordre, de cet ordre qui ne profite qu'à ceux qui, à force d'exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité dans L'Internationale, de Oscar Testut, 1871)
Vous contentez-vous de protéger vos coffres-forts? Voulez-vous laisser à la merci des ennemis de l'humanité votre liberté, votre patrie, vos fortunes même? (Maximilien Robespierre, Sur le parti de prendre à l'égard de Louis XVI -novembre 1792)
2. Un coffre-fort est un meuble servant à protéger des objets de valeur d'un vol ou d'une destruction accidentelle (dégâts des eaux, incendie, etc). Il est généralement placé dans un lieu où il sera facile à trouver pour que l'intrus s'occupe en partie du coffre-fort et non du reste de la maison et est conçu pour ne pouvoir être ouvert que par le possesseur des biens protégés, grâce à des matériaux difficiles à fracturer et un système d'ouverture basé sur une serrure qui est le plus souvent à clef ou à combinaison.