1. Morue, ou cabillaud, est un nom vernaculaire désignant en français des poissons de plusieurs espèces de l'ordre des Gadiformes. Ces poissons vivent dans les eaux froides. Auparavant populaire et méprisé, ce grand poisson est présent aujourd'hui sur la carte de bien des restaurants pour sa saveur et les multiples préparations dont il fait l'objet. En effet, sa chair est particulièrement appréciée car, dépourvue de fines arêtes, elle se détache facilement de l'épine dorsale et des robustes côtes. La pêche en surnombre est à l'origine de sa rapide raréfaction, à l'exception des stocks de cabillauds de la mer de Barents dont la quantité augmente depuis le milieu des années 2000,.
2. (Marine) Corde servant à tirer les péniches sur les fleuves et les canaux.
3. (Pêche) (Vieilli) (Désuet) Variante de cabillaud.
Les Norwégiens, lorsqu'il fendent les dorschs et les cabéliaux, pour en faire du Stockfisch, exposent au grand air les foies de ces poissons et en laissent distiller le thrau, qu'ils recueillent avec soin, [?] (Frédéric Georges Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles, Strasbourg & Paris : F.-G. Levrault & Paris : Le Normant, 1829, vol.54, p.315)
4. Nom donné à la morue fraîche.
Les Hollandais qui pêchent à deux pas de chez eux, sur le Dogger-bank, ne salent pas les morues en mer. Il les ramènent à terre entières et toutes vivantes. C'est ce qu'on appelle morue franche ou cabillaud. (J.K. Roulle; Perdus en Islande, vers 1888)
Parfois il y avait de la soupe, mais c'était [?] de la soupe au cabillaud! [?] I1 y avait encore des boulettes blanches que je pris d'abord pour de la viande de veau, mais c'était du cabillaud haché. Trop de poisson. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.45)
Pêle-mêle, au hasard du coup de filet, les algues profondes, où dort la vie mystérieuse des grandes eaux, avaient tout livré : les cabillauds, les aigrefins, les carrelets, les plies. (Émile Zola, Le Ventre de Paris, G. Charpentier, Paris, 1873)
5. (Pêche) (Désuet) Ancienne dénomination du cabillaud, utilisée en référence au même poisson.
Les Norwégiens, lorsqu'il fendent les dorschs et les cabéliaux, pour en faire du Stockfisch, exposent au grand air les foies de ces poissons et en laissent distiller le thrau, qu'ils recueillent avec soin, [...] - Frédéric Georges Cuvier, Dictionnaire des sciences naturelles