1. (Intransitif) (Canada) (Familier) (Vieilli) Venir, aboutir, en finir.
2. (Transitif) (Argot) Donner, remettre, payer.
Vos petits gâteaux sont trop grands [?] Mais quant aux biscuits, aboulez.
(Honoré de Balzac)
Ainsi seront-ils nombreux à tenter ce pari jugé risqué : demander au spectateur gâté par un été de spectacles gratuits d'abouler l'automne venu un prix d'entrée.
(Sylvain Cormier, Le Devoir, 29 août 2004)
3. (Pronominal)(Argot) Arriver, survenir avec une certaine soudaineté.
Un goupil un peu morne, par la puanteur rappliqué, s'aboule et lui tint à peu près ce baratin.
4. (Pronominal)(Argot) Arriver, survenir avec une certaine soudaineté.
Je promenais mon ventre, lorsque tout à coup, j'vois mam'zelle Hélène, sauf votre respect, qui s'aboule avec cette machine.
(Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 613)
Un goupil un peu morne, par la puanteur rappliqué, s'aboule et lui tint à peu près ce baratin.
5. (Intransitif) (Argot) Arriver ou survenir avec une certaine soudaineté, débouler, débarquer.
C'est étonnant, monsieur Rodolphe, comme depuis que je vous connais il m'aboule des choses qui ont l'air de se manigancer là-haut !
(Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
Là!... maintenant, M. Poupardin et sa fille peuvent abouler quand bon leur semblera.
(Eugène Labiche et Auguste Lefranc, Deux papas très bien ou la Grammaire de Chicard, 1844, scène 2)
6. (transitif, argotique) Remettre ou payer.
C'est étonnant, monsieur Rodolphe, comme depuis que je vous connais il m'aboule des choses qui ont l'air de se manigancer là-haut !
7. (intransitif, argotique) Arriver soudainement ou faire une apparition inattendue.
Là!... maintenant, M. Poupardin et sa fille peuvent abouler quand bon leur semblera.