1. Étendue de sable ou de galets bordant un plan d'eau.
À cet endroit, la Seine découvre une petite plage.
Le navire a été jeté, a échoué sur la plage.
Plage de galets.
Les navires étaient à l'ancre le long de la plage.
Sur une plage de sable noir volcanique, des brisants déferlaient avec bruit.
(Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
2. La géomorphologie définit une plage comme une « accumulation sur le bord de mer, sur la rive d'un cours d'eau, d'un lac ou plan d'eau quelconque, de géomatériaux d'une taille variable allant des sables fins aux blocs ». La plage ne se limite donc pas aux étendues de sable fin ; on trouve également des plages de galets et de blocs. On a tendance à restreindre la plage à l'estran, mais elle comprend aussi l'avant-plage (aussi appelée avant-côte et où l'on trouve les avant-dunes, appelées « dunes » par les vacanciers), qui fait partie de la zone infra-littorale. Les plages s'orientent perpendiculairement à la houle dominante.
3. Une plage est une berge en pente douce ou très douce, ainsi que, dans une acception plus étendue qui tend de plus en plus à être d'ordre maritime depuis le XIXe siècle, un rivage oblique, assez peu prononcé par rapport à l'horizontale, qui se poursuit longuement sous le niveau de l'eau. Cette morphologie de la berge ou du rivage par rapport au plan d'eau, à la rivière ou à la mer favorisent l'échouage des embarcations ou des navires, comme l'atterrissement des corps et matériaux transportés par les flots ou poussés par les courants.