1. Espace de temps pendant lequel une chose dure.
La durée ordinaire des études.
La durée d'un traitement médical.
Cette mode eut peu de durée.
Son règne fut de peu de durée, de longue durée.
La vie de l'homme est de courte durée.
La durée du monde.
2. Succession non interrompue des moments.
Mesurer la durée.
L'espace et la durée.
3. (Psychologie) Qualité vécue et subjective du temps, par opposition au temps objectif et mesurable.
Tout homme qui obtient ce qu'il désire, ou qui va l'obtenir, veut la durée : rien de plus naturel que les serments prodigués par les amoureux. Le bonheur spontané veut la durée. Mais de la durée vient l'ennui : c'est pourquoi beaucoup les confondent. (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, p. 147)
4. Une maîtrise consciente et volontaire de la respiration permet de modifier la durée du souffle de l'haleine (ce souffle sera long ou court), son intensité (souffle fort ou faible), éventuellement son arrêt par suspension de l'haleine (apnée), ou par rétention du souffle (conséquence d'une occlusion dans la gorge, la bouche, ou le nez).
5. En musique, si la durée des temps ? régulièrement délimités par les pulsations ? est le plus souvent constante, la durée des notes ou des silences ne l'est pas nécessairement. La notation musicale doit donc pouvoir exprimer, non seulement des durées égales au temps, mais aussi, des durées qui lui sont supérieures ou inférieures. Pour représenter les durées musicales, deux classes de symboles existent, l'une pour représenter les notes jouées ou chantées ? les figures de note ?, l'autre pour représenter les moments de silence entre certaines notes ? les figures de silence.
6. Cette notion de durée moyenne est importante, car la vitesse de la Terre sur son orbite n'est pas uniforme, car cette dernière est une ellipse. Cette vitesse obéit en première approximation à la seconde loi de Kepler, mais en réalité le temps moyen mis pour aller d'un équinoxe de printemps à l'autre n'est pas strictement égal au temps moyen qui sépare deux équinoxes d'automne et il en est de même pour les solstices d'hiver et d'été. L'ancienne définition de l'année tropique qui était simplement la durée séparant deux équinoxes de printemps ( passage au point vernal ) s'appelle désormais l'année vernale. On doit cette définition moderne moyennée de l'année tropique à l'astronome André Danjon[réf. nécessaire].