1. (Histoire) Celui qui avait le droit de lever la dîme.
D'après le Pouillé du diocèse de Chartres, imprimé en 1738, il y avait à Maisons un Prieuré de l'ordre de Saint Benoît, réuni à l'archevêché de Paris ; l'abbé de Morigny près d'Etampes, collateur de ce bénéfice, était gros décimateur de Maisons et y possédait une propriété. (Édouard Lefèvre, Documents historiques et statistiques sur les communes du canton d'Auneau, Chartes : Garnier, 1867, p.43)
Mais aux siècles derniers les choses avaient bien changé. Les moines ne présentaient plus le recteur d'Amanlis et se contentaient d'être gros décimateurs dans la paroisse ; [?]. (Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Fougeray, 1883, p.16)
La classe des propriétaires comprend le souverain, les possesseurs des terres et les décimateurs. Cette classe subsiste par le revenu ou produit net de la culture, qui lui est payé annuellement par la classe productive, [?]. (François Quesnay, Analyse de la formule arithmétique du tableau économique de la distribution des dépenses annuelles d'une nation agricole, 1766)
Un moine, gros décimateur, avait intenté un procès à des citoyens qu'il appelait ses paysans. (Voltaire, L'Homme aux quarante écus. audience.)
2. Le décimateur était, sous l'Ancien Régime, celui (individu ou communauté) qui avait le droit de lever la dîme (impôt en nature prélevé par l'Église sur les productions agricoles).
3. Personne ayant le droit de percevoir la dîme, impôt ecclésiastique prélevé sur les produits agricoles au profit de l'Église.
Un moine, gros décimateur, avait intenté un procès à des citoyens qu'il appelait ses paysans. - Voltaire, L'Homme aux quarante écus.