2. (Charronnerie) Voiture hippomobile à deux ou à quatre places et généralement à deux roues.
Les charrettes, proportionnées au nombre présumé des condamnés, stationnaient à heure fixe dans les cours du Palais-de-Justice. Les insulteuses publiques entouraient les roues.
(Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, livre 56e, Bruxelles : Société typographique & Francfort-sur-le-Main : Joseph Baer, 1851, 5e édition, vol. 4, p. 302)
3. (Charronnerie) Voiture à deux roues, avec deux ridelles et deux limons.
Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu'à midi.
(Alain Derville, Saint-Omer : des origines au début du XIVe siècle, page 189, Presses Univ. Septentrion, 1995)
On entendait, sur le pavé, le craquement des roues des hautes charrettes chargées de choux, de navets, de poireaux, de carottes [?].
(Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
À toute allure les autobus, les omnibus et les charrettes de commissionnaires voituraient malles et valises vers la gare ; sur les quai envahis, l'exode des hiverneurs d'élite se heurtait à la bousculade des voyageurs de toute espèce.
(Paul Margueritte, Jouir, 1918, T. 2, p. 260)
Nous croisons une charrette qui porte huit paysans entassés; ils chantent en parties un air noble et grave comme un choral.
(Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
4. (Histoire) Voiture qui transportait les condamnés à l'échafaud.
Une charrette [?] traînait lentement à la guillotine un homme dont personne ne savait le nom.
(Anatole France, Les Dieux ont soif, 1912, p. 44)
On se servait alors des charrettes comme aujourd'hui on se sert des piloris.
(Chrétien de Troyes, Lancelot ou le chevalier de la charette)