1. (Commerce) (Désuet) Banqueroute forcée d'un négociant, obligation pour lui de suspendre ses paiements.
La beauté de sa fille était le seul capital que conservât le père de Nazira, Hag Aly, marchand de soieries, que plusieurs faillites avaient ruiné.
(Out-el-Kouloub, Nazira, dans « Trois contes de l'Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
2. Terme générique donné à l'impossibilité pour une personne physique ou une personne morale de faire face à ses dettes. Cette impossibilité constatée par un tribunal de commerce ouvre à la personne différents statuts juridiques : cessation de paiement, redressement judiciaire, banqueroute, liquidation judiciaire, surendettement.
3. En droit français, une entreprise qui ne peut plus faire face à ses dettes est placée par ses dirigeants en procédure collective en constatant sa cessation des paiements (nommée aussi couramment « faillite », allusion à l'ancienne loi de 1967, ou « dépôt de bilan »). Cependant cessation des paiements et faillite ne doivent pas être confondues, la première n'entraînant pas nécessairement la seconde. La cessation des paiements correspond à un état d'illiquidité (impossibilité (momentanée) de faire face au passif exigible avec l'actif disponible), alors que la faillite correspond à un état d'insolvabilité (impossibilité (permanente) de faire face à tout le passif (échu et non échu) avec tout l'actif (disponible et illiquide).