1. (Architecture) Action d'ébraser
2. Résultat de cette action.
Cette fenêtre est élevée au-dessus du plancher intérieur, et la disposition du plafond qui fermait l'ébrasement est telle, que les projectiles lancés du dehors ne pouvaient pénétrer dans la salle. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
3. Partie droite ou de biais d'une baie de porte ou de fenêtre se trouvant dans l'épaisseur du mur ou de la paroi. Réferre aussi aux pièces de menuiserie posées à cet endroit. L'ébrasement est le point de fixation du chambranle.
Le plan au sol était presque carré, très compact, avec des murs très épais et des ouvertures aux profonds ébrasements. (Pierre Soulages, Outrenoir. Entretiens avec Françoise Jaunin. La Bibliothèque des Arts, 2012, p.105)
4. L'ébrasement ou ébrasure est la partie de biais dans l'épaisseur d'un mur d'une baie (dont la découpe globale est généralement appelée l'embrasure). L'ébrasement s'arrête aux montants du dormant de la porte ou la fenêtre lorsqu'elle existe et peut contenir les volets d'intérieur, les volets d'extérieur selon son côté. L'ébrasement a pour but de faciliter l'arrivée de la lumière pour des fenêtres, jours et soupiraux ou de simplifier le passage des personnes, des véhicules pour des portes et portails. L'ébrasement d'une baie est surmonté fréquemment par une voussure. L'ébrasement est présent aussi dans les jambages d'une cheminée, la face verticale intérieure biaise des alettes perpendiculaires au contrecoeur.
5. (Architecture) Processus par lequel l'embrasure d'une porte ou d'une fenêtre est élargie, généralement de l'extérieur vers l'intérieur, ainsi que le résultat de ce processus.
Cette fenêtre est élevée au-dessus du plancher intérieur, et la disposition du plafond qui fermait l'ébrasement est telle, que les projectiles lancés du dehors ne pouvaient pénétrer dans la salle. - Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne
6. (Architecture) Partie droite ou oblique située dans l'épaisseur d'un mur à une baie de porte ou de fenêtre; elle peut également désigner des éléments de menuiserie installés à cet emplacement. L'ébrasement constitue un point d'ancrage pour le chambranle.
Les dallages de marbre ne durèrent, ne furent conservés que dans les ébrasements des fenêtres, dans les plinthes et les cimaises. - Jean de La Varende, Versailles