1. (Bretagne) (Religion) (Musique) Sorte de chant rythmé et versifié en idiome breton, qui tient du cantique ou de la saga.
La gwerz de Louis de Ravallec, qui raconte l'assassinat, par ses camarades jaloux, d'un jeune homme de Langonnet amoureux d'une jeune fille du Faouët, et les faits miraculeux qui précédèrent sa mort, a été recueillie et publiée pour la première fois en 1839 dans le célèbre recueil de La Villemarqué, le Barzaz-Breiz.
(Arts et traditions populaires, Presses universitaires de France, 1967, vol.15, p.100)
Il n'en reste pas moins que le vieil imagier et l'auteur de la gwerz ont travaillé d'après les mêmes documents. Quels étaient ces documents, on se saurait le préciser.
(Anatole Le Braz, Les Saints bretons d'après la tradition populaire en Cornouaille, Les Annales de Bretagne, 1893-1894, Paris : Calmann-Lévy, 1937, p.63)
? Quel est donc ce gwerz que vous chantiez, grand'mère? lui dis-je.? C'est le gwerz de monsieur saint Vincent, mon bon monsieur; sa chapelle est là-bas près du pont; nous allons y arriver tout à l'heure. C'est un beau gwerz, que je chante chaque fois que je viens par ici. Autrefois, quand j'étais jeune fille, que j'aimais les pardons et la danse, je chantais des sônes et des rismadels. Mais aujourd'hui je les ai oubliés, et je ne chante plus guère que des gwerz pieux et des cantiques.
(F.-M. Luzel, Hénora Lestrézac, dans la Revue de Bretagne et de Vendée, 1864, vol.15, p.110)
3. Chant traditionnel breton, rythmé et versifié, à caractère religieux ou épique, comparable au cantique ou à la saga.
La gwerz, ce n'est pas une complainte. C'est comme le blues, il n'y a pas de traduction. Elle est unique, c'est un chant unique au monde.