1. Sorte de terre d'un jaune rougeâtre et d'un grain très fin, composée presque entièrement de silice, dont on se servait pour polir les glaces, les métaux.
Beaucoup des tripolis et des randanites (ou Kieselguhr), dites souvent improprement « terres d'Infusoires », qui sont employées dans l'industrie, se sont ainsi formés autrefois dans les lacs de notre pays d'Auvergne, en particulier dans le versant nord de l'ancien grand volcan du Cantal, [?]. (Léon Bertrand, Histoire géologique du sol français, t.1, Les matériaux et les types structuraux du sous-sol, Flammarion, 1944, p.30)
La répartition géographique des planctons, dont la connaissance est si utile aux pêcheries, conditionne la présence des dépôts sous-marins comme ces boues à Diatomées origine du tripoli. (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.11)
A cet effet, on saupoudre la plaque de tripoli et on frotte à sec avec un tampon de coton ; on remet du tripoli à plusieurs reprises, en ayant soin de changer souvent de coton. (Louis Jacques Mandé Daguerre, Le Daguerréotype, 1839, édition J.M. Place, 1987, vol.2, p.18)
On prétend que le Tripoli est une pierre, laquelle est devenue legere par le moyen de certaines veines de terre soufreuse qui ont brûlé sous ce tripoli, & lui a donné la qualité de blanchir, tripolir ou éclaircir le cuivre. (Pierre Pomet, Histoire générale des drogues simples et Composées, Volume 2, 1735)
2. Poudre rougeâtre de granulométrie très fine, principalement constituée de silice, utilisée pour le polissage des verres et métaux.
Ils partirent à l'automne et nous les revîmes en pantalon rouge et en tunique bleue garnie d'épaulettes en laine rouge, à boutons de cuivre bien astiqués au tripoli, coiffés d'un képi à pompon. Ils gagnaient un sou par jour pour apprendre à défendre leur patrie. - Édouard Bled, J'avais un an en 19