1. (Désuet) Bandit de grand chemin, pillard, brigand.
Au-dessus du chancel, face à la nef s'élève une grande crucifixion. Les croix du Christ et des larrons se dressent sur des monticules de terre truffés de crânes et d'ossements.
(Guy Leclerc, Les enclos de Dieu, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1996, p. 55)
J'ai à vous répondre ceci : que vous m'offrez une richesse volée ; que la principauté sera achetée avec de l'argent volé ; que la couronne sera faite d'or volé ; vous m'offrez donc d'unir ma vie à celle d'un larron.
(Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
2. (Littéraire) Celui, celle qui dérobe, qui prend furtivement quelque chose ; voleur.
Il devinait l'impuissance des légitimistes et des orléanistes, sans distinguer avec netteté quel serait le troisième larron qui viendrait voler la République.
(Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1870)
Les deux larrons bâillèrent, demandant l'heure au bohémien qui les poussait du pied comme des pourceaux.
(Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)