1. (Figuré) (Familier) En regardant de côté.
À l'arrivée de son maître, Lirot, couché à l'arrêt, se tut, et ses yeux se bridèrent en coulisse. (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 2, 1910)
2. Pièce située immédiatement et de plain-pied derrière une boutique.
Ce qui me chagrine, lorsque vous êtes irrité, c'est qu'il vous échappe malgré vous des expressions d'arrière-boutique. (Alfred de Musset, Il ne faut jurer de rien, 1836, acte I, scène 1)
[?] puis, sans regarder la dame elle sortit précipitamment du comptoir, alla vers l'arrière-boutique, et appela son mari, qui parut tout à coup. (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, Un épisode sous la Terreur)
3. Une application de back office est la partie d'un système informatique qui n'est pas accessible aux utilisateurs finaux ou aux clients, par opposition à une application de front office. Une traduction possible de back-office est arrière-boutique, service d'appui, ou encore arrière-guichet.
4. (Sexualité) Pièce arrière dans un bar ou une boite de nuit (gay le plus souvent) où l'on peut avoir une relation sexuelle avec un partenaire, le plus souvent anonyme.
Souvent je pensais avec mélancolie aux douceurs des backrooms parisiennes, où torses velus et membres virils surent assouvir mes pulsions les plus ardentes.
Je vais vous faire la chronique de ma tournée d'été des backrooms parisiennes.
5. Une backroom, ou en français arrière-salle, appelée aussi darkroom, est une salle où, dans certains bars homosexuels, les consommateurs peuvent se rencontrer dans la pénombre ou l'obscurité pour des relations sexuelles, sans pour autant se déshabiller. La plupart des saunas gay sont également équipés d'une backroom. Cette salle peut être aménagée en labyrinthes et petits compartiments agrémentés parfois d'un glory hole.
6. (Sexualité) Backroom.
Marc a disparu dans la darkroom.
7. Salle secondaire séparée de la salle principale.
Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées [?]. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)