1. Le destin désigne, au moment présent, l'histoire à venir d'un être humain ou d'une société telle qu'elle est prédéfinie par une instance qui est soit considérée comme étant supérieure aux hommes (éventuellement divine), dans les conceptions finalistes du Monde, soit comme étant immanente à l'univers (éventuellement la philosophie de l'histoire ou la nature) dans les conceptions déterministes comme dans la conception stoïcienne. La mer sert souvent de métaphore au concept : il serait aussi difficile de changer son destin par la volonté que d'échapper aux courants marins à la nage.
2. L'école mégarique a développé une doctrine que l'on peut qualifier de fatalisme logique . Celle-ci introduit l'idée d'une nécessité du cours événements, nécessité comprise au sens modal, et non seulement comme une force supérieure contraignante, comme cela était le cas dans la langue poétique et dans les représentations mythologiques du destin. Diodore Kronos, avec son « argument dominateur », réduit la notion de possible à ce qui est ou sera effectivement, dès lors il n'existe qu'un seul cours possible des événements qui, lorsqu'il est réalisé, s'avère nécessaire, sa négation étant impossible.
3. Le destin désigne une puissance supérieure à la volonté humaine qui régirait le cours des événements , . L'existence du destin présuppose que l'histoire à venir d'un individu, d'une société, de l'humanité tout entière ou encore de l'univers serait déjà écrite et ne pourrait être modifiée par l'homme. Les formes que l'on a attribuées à cette puissance sont extrêmement variées : divinité transcendante ou immanente dans les conceptions finalistes du monde, raison interne à la nature ou conséquence des lois physiques dans les conceptions stoïciennes ou déterministes.
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| Le destin dans le stoïcisme ( fatum stoicum ) désigne la succession de l'ensemble des causes et des effets ( nexus causarum ) qui définit l'organisation de l'intégralité de l'univers ( appelé « Cosmos » ) en le disposant selon un ordre inéluctable ( les événements actuels ne doivent rien au hasard mais sont le résultat logique des causes qui les précèdent, résultant elles-mêmes de causes antérieures, etc. ) et rationnel conditionné uniquement par les lois scientifiques qui le régissent. Il est aussi appelé « Nature », ou encore « Logos », « Dieu » ou « Providence », termes synonymes dans le système stoïcien. Cette conception déterministe de l'univers a conduit les adversaires du stoïcisme à le qualifier de fatalisme. Toutefois, ces critiques ont été réfutées par Chrysippe de Soles, puis par l'ensemble des philosophes stoïciens qui lui ont succédé.
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