1. (Histoire) Incursion sur un territoire ennemi, non précédée d'une déclaration de guerre.
Faire une algarade. Il lui a fait mille algarades. Il vint nous faire une algarade.
2. Discussion vive et inattendue, dispute.
Écrasée sous une avalanche de questions, reproches, menaces, remontrances, l'infortunée fondit en larmes, sans comprendre un traitre mot à l'algarade. (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
3. Insulte faite brusquement, avec un certain éclat, sans sujet, ou pour un sujet très léger.
Je viens, au contraire, général, vous faire mes excuses sur l'algarade malheureuse que je me suis permise à votre égard [?]. (Comtesse de Ségur, L'Auberge de l'Ange-Gardien, 1888)
Le pauvre secrétaire, tout décontenancé de l'algarade, baissait le nez et gardait le silence. (Émile Gaboriau, L'Argent des autres, 1874)
4. (Histoire) Incursion sur un territoire ennemi, non précédée d'une déclaration de guerre.
Il vint nous faire une algarade.
Il lui a fait mille algarades.
Faire une algarade.
5. Altercation soudaine et vive, souvent pour des motifs futiles.
On est tombé sur l'algarade entre la chanteuse allumée et le présentateur diplômé d'insolence, sur la publicité débile, la colère du politique poussé hors de ses gonds. - Philippe Delerm, La sieste assassinée
6. Offense verbale abrupte et marquée, généralement sans cause sérieuse.
Je viens, au contraire, général, vous faire mes excuses sur l'algarade malheureuse que je me suis permise à votre égard [...]. - Comtesse de Ségur, L'Auberge de l'Ange-Gardien