1. (Vieilli) Rencontre fortuite d'équipages, embarras de voitures [2].
Nous étions entrés dans la bagarre de quelques centaines de voitures d'enterremens, qui faisaient ensemble file à la porte étroite du cimetière, et, dans l'impossibilité de me retirer, il me fallut subir quelques heures d'attente au milieu de ce noir entourage. (Heinrich Heine, De la France - Paris, 19 avril 1832)
2. (Par extension) Tumulte, mêlée bruyante et désordonnée.
La misère, quoi qu'on en pense, n'incite pas au crime : elle engendre tout au plus [?] d'aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l'ombre du premier flic venu suffit à réprimer. (Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Ce relaps ayant été aperçu par ses coreligionnaires dans la procession de la Fête-Dieu, fut pris à partie par eux. Il s'ensuivit une violente bagarre. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Or cette fameuse bagarre ne se produisit pas. Une sorte de crapuleux délire empêchait toute discorde. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
Je redoutais une rixe. Une vraie bagarre avec coups de carafe, de chaise et pétarade de revolver. Il ne s'est rien passé. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Les moeurs des compagnonnages furent longtemps fort remarquables par leur brutalité ; avant 1840, il y avait constamment des bagarres, souvent sanglantes, entre groupes de rites différents ; [?]. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.268)