1. Personne qui présente la structure caractérielle de la schizoïdie, individu replié, inhibé, fuyant le contact d'autrui et se réfugiant dans un autisme plus ou moins complet et énigmatique.
Le schizoïde dont l'humeur est de plus en plus froide et distante se désintéresse du monde extérieur pour se réfugier dans une vie imaginaire faite de rêveries autistiques, éloignées du réel. La limite entre ce type prémorbide et [?] la schizophrénie se trouve franchie dès que les troubles deviennent suffisamment intenses pour être incompatibles avec la vie sociale.
(Jean Delay, Études de psychologie médicale, Presses universitaires de France, Paris, 1953, p. 147)
On en revient toujours à la distinction fondamentale : les syntones et les schizoïdes : ceux qui acceptent la vie, et ceux qui la refusent.
(Roger Martin du Gard, Les Thibault, septième partie, L'Été 1914, Éditions de la Nouvelle revue française, 1936, p. 301)
2. Se dit des individus repliés, inhibés, fuyant le contact d'autrui et se réfugiant dans un autisme plus ou moins complet et énigmatique.
L'attention du penseur ou de l'écrivain schizoïde est toute concentrée sur l'expression, souci égocentriste s'il ne compose pas avec le souci de communication [?] la pensée schizoïde [?] garde une certaine impuissance. Stéréotypie des intentions et des thèmes, minceur de l'oeuvre.
(Emmanuel Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 647)
3. Qui se rapporte à la schizoïdie.
Il commença à se plaindre d'endurer une compagne pareille, folle, schizoïde, aigrie, jalouse de sa réussite, de ses réussites.
(Éric-Emmanuel Schmitt, Un amour à l'Élysée, nouvelle du recueil Concerto à la mémoire d'un ange, 2010, p. 154)
Le rationalisme schizoïde [?] développe des passions géométriques : collectionnisme, avarice, etc. L'expression et l'action schizoïdes sont marquées par l'absence de rapport immédiat entre l'excitation psychique et la réaction motrice [?] Kretschmer parle de leur aristocratisme : recherche d'une langue précieuse, affectation dans les soins du corps, ou dans l'habillement, maniérisme.
(Emmanuel Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 366)
4. Qualifie un individu qui se caractérise par un repli sur soi, une inhibition sociale et une tendance à éviter les interactions avec autrui, pouvant aller jusqu'à un état d'autisme partiel. Ce trait de personnalité implique souvent une difficulté à communiquer ses pensées et émotions.
L'attention du penseur ou de l'écrivain schizoïde est toute concentrée sur l'expression, souci égocentriste s'il ne compose pas avec le souci de communication [...] la pensée schizoïde [...] garde une certaine impuissance. Stéréotypie des intentions et des thèmes, minceur de l'oeuvre.
5. Relatif à la schizoïdie, concernant un trouble ou caractéristique psychologique marqué par le détachement social et émotionnel.
Dutton et Kerry (1999) mentionnent que les uxoricides présentent plus souvent un trouble de la personnalité schizoïde, évitante, dépendante, passive-agressive et moins souvent un trouble de la personnalité antisociale comparativement aux hommes qui ont fait de la violence conjugale.
6. Adjectif désignant une personne qui manifeste des traits caractéristiques de la schizoïdie, marquée par un repli sur soi, une inhibition sociale, une aversion pour les interactions avec autrui et tendant à se réfugier dans un isolement quasi-autistique.
Le schizoïde dont l'humeur est de plus en plus froide et distante se désintéresse du monde extérieur pour se réfugier dans une vie imaginaire faite de rêveries autistiques, éloignées du réel. La limite entre ce type prémorbide et [...] la schizophrénie se trouve franchie dès que les troubles deviennent suffisamment intenses pour être incompatibles avec la vie sociale.