1. (Nosologie) Structure caractérielle, aux limites du pathologique, caractérisée par la tendance à l'isolement, à la rêverie, à l'intériorisation des affects, à l'abstraction. ? ()
Ce mélange de mysticisme et de stéréotypie, cette alliance d'idéologie fumeuse et d'esprit systématique est un des syndromes les plus typiques des formes intellectualisées de la schizoïdie [?] Souvent, au lieu de rêver des utopies humanitaires, les schizoïdes se détournent simplement des hommes et se réfugient dans le monde silencieux des choses.
(Emmanuel Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 366)
2. Trouble de la personnalité extériorisé surtout par le retrait social, et dont les relations et les transitions avec les états schizophréniques restent discutées. [Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine]
3. (Psychologie) Par banalisation du sens propre, est parfois utilisé pour caricaturer toute situation où un individu se ressent ou est perçu comme inhabituellement incohérent, comme une sorte de double personnalité temporaire ; les actes paraissant étrangement discordants ou en déphasage avec les paroles ou l'environnement.
4. (Nosologie) Pathologie psychiatrique d'évolution chronique. Elle a pour conséquences une altération de la perception de la réalité, des troubles cognitifs, et un dysfonctionnement social et comportemental important.
La psychose, elle, est un état chronique de pétage de plombs qui vous fait prendre des vessies pour des lanternes. Les deux principales psychoses sont la schizophrénie et la paranoïa.
(Jean-Loup Chiflet, Nouilles ou pâtes: le bon sens des mots, Mots & Cie, 1999, p.68)
5. La schizophrénie est un trouble psychique dissociatif sévère et chronique appartenant à la classe des troubles psychotiques et du système nerveux central (dont l'hypophyse, « glande maîtresse » du corps). Ce trouble apparaît généralement au début de l'âge adulte (entre environ 15 et 30 ans). La recherche scientifique trouve une prévalence de 0,4 % sur la vie entière et non 1 % comme cité souvent. Comme les autres psychoses, la schizophrénie se manifeste par une perte de contact avec la réalité et une anosognosie, c'est-à-dire que la personne qui en souffre n'a pas conscience de sa maladie (en tout cas pendant les périodes aiguës). Cette particularité rend difficile l'acceptation du diagnostic par la personne schizophrène et son adhésion à la thérapie médicamenteuse.
6. La schizophrénie est un trouble mental sévère et chronique appartenant à la classe des troubles psychotiques. Ce trouble apparaît généralement au début de l'âge adulte (entre environ 15 et 30 ans). Sa prévalence est de 0,4 % et le risque morbide à vie (la probabilité qu'un individu particulier développe le trouble au moins une fois dans sa vie) de 0,7%,. Comme les autres psychoses, la schizophrénie se manifeste par une perte de contact avec la réalité et une anosognosie, c'est-à-dire que la personne qui en souffre n'a pas conscience de sa maladie (en tout cas pendant les périodes aiguës). Cette particularité rend difficile l'acceptation du diagnostic par la personne schizophrène et son adhésion à la thérapie médicamenteuse.
7. (Nosologie) Trouble de la personnalité caractérisé par un fort penchant à l'isolement social, une préférence marquée pour les activités solitaires, une tendance à l'introspection et à la rêverie, ainsi qu'à une déconnexion émotionnelle dans les interactions sociales.
Ce mélange de mysticisme et de stéréotypie, cette alliance d'idéologie fumeuse et d'esprit systématique est un des syndromes les plus typiques des formes intellectualisées de la schizoïdie [...] Souvent, au lieu de rêver des utopies humanitaires, les schizoïdes se détournent simplement des hommes et se réfugient dans le monde silencieux des choses. - Emmanuel Mounier - Traité du caractère