Personne qui se voue à la réflexion, qui réfléchit fortement, profondément.
La pensée bourgeoise dit toujours au Peuple : « Croyez-moi sur parole ; ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que je nourris ont travaillé pour vous. Vous n'êtes pas en état de repenser toutes leurs difficultés, de repasser par leurs chemins, mais vous pouvez croire les résultats de ces hommes désintéressés et purs. [?] »
(Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932)
Le beau raisonnement de ces messieurs, des pontifes du devoir social, suppose que la violence ne pourra plus augmenter, [?]. Malheureusement pour ces grands penseurs, les choses se passent tout autrement ; [?].
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.263)
L'averroïsme et l'aristotélisme chrétien ne sont autre chose, en effet, que les modes divers, quelquefois opposés, suivant lesquels les principaux penseurs d'alors interprètent ou accommodent les écrits du Stagirite.
(Pierre Mandonnet, Siger de Brabant et l'averroïsme latin au XIIIe siècle, 1899)
La réputation de ce grand homme reposait principalement sur l'autorité avec laquelle il démontrait que l'éternument était une prévoyance de la nature, au moyen de laquelle les penseurs trop profonds pouvaient chasser par le nez le superflu de leurs idées ; [?].
(Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)