1. Auvent.
2. Volet ou claire-voie que l'on place devant les ouvertures des habitations pour arrêter les rayons du soleil ou les insectes.
La Moussotte allait de temps à autre jusqu'au seuil de la porte, interrogeant le coin du bois d'où la route s'échappait de la forêt, la main en abat-jour sur les yeux, [?]. (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
3. (Rare) Sorte de fenêtre disposée de manière à diriger le jour obliquement de haut en bas.
Les croisées de cette prison sont garnies d'abat-jour.
Ordinairement les fenêtres des églises sont taillées en abat-jour.
Les marchands ont des abat-jour dans leurs magasins pour faire paraître leurs marchandises plus belles.
4. Cadre ou réflecteur en papier ou en tissu pourvu souvent d'une armature en métal que l'on place sur les lampes ou à tout autre éclairage pour diriger la lumière tout en protégeant les yeux de l'éblouissement.
Elle est appuyée d'une main sur la table où brille la lampe sans abat-jour? (Henri Barbusse, L'Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
D'autres fabricants ont recouvert la face intérieure de l'abat-jour d'une feuille métallique, de manière à en faire une espèce de réflecteur. (Michel Chevalier, Rapports du Jury international, 1868, p. 385)
Une glace munie d'une tablette en bois blanc se trouvait fixée contre un des murs et éclairée par deux ampoules sans abat-jour. (Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
5. Un abat-jour est, couramment, un cadre ou un réflecteur en papier ou en tissu fixé sur les douilles de laiton des ampoules électriques, pourvu souvent d'une armature en métal, que l'on place sur les lampes, pour en rabattre ou en adoucir la lumière puis, l'intensité de la source lumineuse augmentant par les progrès techniques, pour mieux la diffuser et la tamiser. Un abat-jour s'adapte aussi bien sur une lampe d'appoint que sur une lampe suspendue. Il peut avoir diverses formes, conique, cylindrique, ou autre.
6. Dispositif généralement constitué d'un cadre ou réflecteur en papier, tissu, avec une armature métallique, destiné à être placé sur un dispositif d'éclairage afin de moduler la diffusion de la lumière et de prévenir l'éblouissement.
Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.C'est dans l'ombre que les coeurs causent,et l'on voit beaucoup mieux les yeuxquand on voit un peu moins les choses. - Paul Géraldy, extrait du recueil Toi et moi
7. (Lyonnais) Dispositif extérieur composé de lamelles orientables fixées devant une fenêtre pour protéger des rayons solaires.
C'est ce qu'en français on nomme jalousie, c'est-à-dire un assemblage de lamelles de sapin mobiles et suspendues à des chaînettes, de manière qu'on peut, à l'aide d'une petite corde enroulée sur un cylindre, les faire monter et descendre à volonté. L'abat-jour est placé au-devant d'une fenêtre pour défendre des rayons du soleil. L'abat-jour ne s'emploie guère qu'à Lyon et aux environs. À Paris et dans le Midi, on ne se sert que de persiennes. - Revue du Lyonnais, 188
8. (Par extension) Objet ou posture servant à limiter ou orienter la lumière solaire directe.
La Moussotte allait de temps à autre jusqu'au seuil de la porte, interrogeant le coin du bois d'où la route s'échappait de la forêt, la main en abat-jour sur les yeux, [...]. - Louis Pergaud, Le retour