1. (Marine) Action de culer, chemin fait par l'arrière; coup que la quille d'un vaisseau donne quelquefois contre le fond.
Schouten, en parlant d'un tremblement de terre qui se fit aux îles Moluques, dit que les montagnes furent ébranlées, et que les vaisseaux qui étaient à l'ancre sur trente ou quarante brasses, se tourmentèrent comme s'ils se fussent donné des culées sur le rivage.
(Georges Louis Leclerc, Théorie de la terre, art. XVI.)
2. (Ponts et chaussées) Rang de pieux pour soutenir les terres.
3. (Eaux et forêts) Souche.
4. (Biologie) Partie la plus proche de la queue de l'animal.
5. (Architecture) Pilier qui soutient les retombées d'un arc-boutant d'une église gothique.
6. (Architecture) Massif de maçonnerie qui soutient, dans leur poussée, les voûtes des dernières arches d'un pont. Élément statique en béton ou en métal, destiné à recevoir l'extrémité du tablier d'un pont ou d'un viaduc.
Bert avait suivi les péripéties de la catastrophe, depuis la séparation des eaux jusqu'à la culée du pont.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 320 de l'éd. de 1921)
7. Une reculée , culée ou bout-du-monde , est un relief structural correspondant à un amphithéâtre rocheux qui ferme à l'amont une longue vallée à la lisière d'un plateau à couches horizontales, généralement calcaire. Par extension, une reculée désigne cette vallée qui coupe nettement le plateau en s'achevant par un cirque rocheux au fond duquel jaillit une exsurgence.
8. La culée d'un pont est la partie située sur la rive destinée à supporter le poids d'un tablier à poutre ou la poussée de la voûte d'un pont en arc.
9. (Architecture) Structure de maçonnerie ou d'autre matériau résistant, destinée à supporter l'extrémité d'un pont ou d'un viaduc et à contrebalancer la pression des arches.
Bert avait suivi les péripéties de la catastrophe, depuis la séparation des eaux jusqu'à la culée du pont.
10. (Marine) Mouvement en arrière d'un navire ou impact de sa quille contre le fond marin lors d'une manoeuvre ou sous l'effet de courants.
Schouten, en parlant d'un tremblement de terre qui se fit aux îles Moluques, dit que les montagnes furent ébranlées, et que les vaisseaux qui étaient à l'ancre sur trente ou quarante brasses, se tourmentèrent comme s'ils se fussent donné des culées sur le rivage.
11. (Exploitation forestière) Partie inférieure et plus large du tronc d'un arbre après son abattage; correspond souvent au segment le plus proche du sol.
Les cavités, correspondant à la décomposition de l'ancien ensouchement de ces tiges issues de taillis, ne dépassent guère 50 cm de hauteur, même si elles sont particulièrement importantes à la culée.