1. Acheter ou retenir une quantité considérable d'une denrée, d'une marchandise, pour la rendre plus chère en la rendant plus rare, et se faire ainsi seul le maître de la vente et du prix.
On l'accusait d'avoir accaparé tous les blés de la province.
Et ils ont cherché à accaparer, chacun pour soi, la plus grande quantité de jouissances possible, sans s'occuper des intérêts d'autrui. (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
2. (Familier) S'assurer par des sollicitations, par la brigue, etc., en parlant des voix, des suffrages
3. S'emparer de quelqu'un ou de quelque chose pour son propre profit.
Elle accaparait de ses trémolos douloureux notre petit monde rétréci où nous étions en train de merdouiller en choeur par sa faute. (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932)
Pendant toute une période, la motocyclette accapara à tel point l'esprit de Bert qu'il resta indifférent au nouveau genre d'exercice et de délassement que recherchait l'impatience humaine. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 15 de l'éd. de 1921)
4. Acquérir ou retenir en grande quantité un bien pour en contrôler le marché et en augmenter le prix.
Et ils ont cherché à accaparer, chacun pour soi, la plus grande quantité de jouissances possible, sans s'occuper des intérêts d'autrui. - Errico Malatesta, Le Programme anarchiste
5. S'approprier quelqu'un ou quelque chose à son avantage exclusif.
Elle accaparait de ses trémolos douloureux notre petit monde rétréci où nous étions en train de merdouiller en choeur par sa faute. - Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit