1. Avoir ou vouloir donner une trop haute idée de soi-même, de son habileté, de ses ressources, etc.
2. (Pronominal) Avoir ou vouloir donner une trop haute idée de soi-même, de son habileté, de ses ressources, etc.
Je puis dire, sans me flatter, que j'ai raison.
Je ne me flatte point, je connais mes défauts.
Il est ridicule de se flatter.
C'est un homme vain qui se flatte toujours.
3. (Pronominal) S'entretenir dans l'espérance, s'amuser de l'espérance de quelque chose, prétendre, espérer à tort ou à raison.
Je me flatte que vous ne doutez point de mes sentiments.
Il se flatte que vous approuverez sa conduite.
J'y parviendrai, je m'en flatte.
Il se flatte qu'on aura besoin de lui.
Elle s'était flattée de réussir.
Chaque coup m'abrutissait davantage mais en même temps me raffermissait dans ma décision : ne pas céder à ces brutes qui se flattaient d'être les émules de la Gestapo. (Henri Alleg, La Question, 1957)
4. Se faire une opinion trop avantageuse de soi-même ou de ses capacités.
5. (Littéraire) Nourrir des espérances, souvent avec un sens d'attente positive et personnelle.
Le surlendemain, comme nous avions cueilli des roses, elle m'invita à les lui porter dans sa chambre où je n'était pas encore entré cette année. De quel espoir aussitôt me flattai-je ! - André Gide, La porte étroite